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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 15:27
La Lutte clandestine en France. Une histoire de la Résistance 1940-1944

Trois historiens, spécialistes de la Résistance (Laurent Douzou, Julien Blanc, Sébastien Albertelli), ont décidé de conjuguer leurs expertises, de croiser leurs regards, de se soumettre à une critique réciproque et exigeante. S’appuyant sur une abondante littérature, les auteurs se sont attachés à dérouler un récit qui prend parfois à rebours, comme dans le cas de la mémoire de la Résistance, les thèses communément admises.
Chacun des dix-sept chapitres du livre s’ouvre sur un document visuel – photo d’identité, reproduction d’une feuille clandestine, cliché d’une scène publique ou privée – qui illustre une facette de cette histoire, saturée de représentations mais si pauvre en illustrations. Ces documents variés font ainsi office de portes d’entrée vers un monde par nature difficile à saisir, celui de la lutte clandestine.
Tout en suivant la trame chronologique de la période, depuis les premières manifestations du refus en 1940 jusqu’aux libérations du territoire à l’été et à l’automne 1944, c’est bien une approche anthropologique du phénomène qui a été privilégiée. Elle conduit à mettre l’accent sur la densité extrême du temps résistant, à scruter ses pratiques et ses sociabilités, à interroger aussi les liens qui se tissent peu à peu avec la société. Elle cherche à comprendre ce que vivre en Résistance pouvait concrètement signifier. Soumis à un danger permanent, sans modèle préalable auquel se référer, l’univers clandestin de la Résistance, enfoui et invisible, n’aura en réalité jamais cessé d’inventer sa propre action. Il a généré des expériences d’une extrême variété tout en exposant l’ensemble de ses protagonistes, où qu’ils aient oeuvré, à des risques identiques et mortels.

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 18:03
Cartea Negra. Le Livre noir de la destruction des Juifs de Roumanie (1940-1944)

de Matatias Carp

Trad. du roumain par Alexandra Laignel-Lavastine. Introduction et notes d'Alexandra Laignel-Lavastine

 

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 16:38
Le dictionnaire des fusillés en ligne

Les notices du Dictionnaire des Fusillés sont désormais disponibles en intégralité sur un site dédié, qui reprend la totalité des notices publiées dans l’édition papier du Dictionnaire des fusillés après condamnation et comme otages, ainsi que de très nombreuses notices inédites des exécutés sommaires et victimes civiles massacrées soit plus de 19 300 entrées. La matière de ce site est encore en cours de développement et s’enrichit quotidiennement, à travers des compléments ou de nouvelles biographies. Il propose également des présentations historiques des lieux d’exécution et de massacre en France, ainsi que des outils de recherche spécifiques.


Cliquer ici pour consulter le site du Maitron des Fusillés et exécutés

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 19:22
Carmen et Emilio

Après avoir combattu le franquisme dans les années 1930 en Espagne, Carmen et Emilio Alvarez Canossa, jeune couple de Madrilènes, se retrouvent sur les routes de l’exil en janvier 1939, avec leur enfant âgé de quelques mois. Ayant réussi à s’échapper des camps d’internement, en Provence, puis en Dordogne, ils s’engagent, presque naturellement, dans le combat anti-nazi et deviennent chef de maquis et agent de liaison. Carmen et Emilio puisent leur force dans leurs convictions, sans doute aussi dans l’amour et la complicité qui les lient.

Christian Bélingard, recueillant des sources françaises et espagnoles, a retrouvé les derniers témoins de ces événements. Il fait de cette histoire un récit passionnant.

Christian Bélingard, longtemps journaliste à France 3, est l’auteur de plusieurs ouvrages historiques. Il a particulièrement étudié l’histoire de la Résistance et des maquis de Dordogne. Il a également recueilli des témoignages précieux qui font référence à cette période.

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 10:58

Au moins 500 000 combattants, autant de morts, civils dans leur écrasante majorité, plus de 5000 villages biélorusses incendiés, dont plus de 600 entièrement détruits avec toute leur population : derrière ces chiffres s'esquisse la tragédie du plus puissant mouvement de résistance armée à l'occupation nazie en Europe. Ce livre rend leur voix aux partisans soviétiques, combattants aguerris menant une guerre impitoyable, qui se levèrent dans les forêts et marécages de Biélorussie, d'Ukraine et de Russie pour défendre la liberté et la patrie d'Octobre.

Grâce à un patient croisement des sources allemandes et soviétiques, l'auteur propose une plongée au coeur de cette apocalypse européenne méconnue. Dans leurs gestes, leurs mots, dans leurs violences, leurs souffrances, mais aussi leurs rêves, leurs fêtes, les partisans prennent corps. Ainsi s'esquisse le drame de Soviétiques ordinaires pris dans l'affrontement cataclysmique de deux totalitarismes. De l'utopie violente qu'ils portaient, il ne reste aujourd'hui que des deuils inachevés, cicatrices toujours ouvertes de guerres civiles dont on ne peut parler. Au-delà des mythes, le livre offre une réflexion sur les modalités de la radicalisation, de la brutalisation et de la spirale de violence qui ont déchiré ces « terres de sang » au milieu du XXe siècle.

Au-delà des mythes, le livre offre une réflexion sur les modalités de la radicalisation, de la brutalisation et de la spirale de violence qui ont déchiré ces « terres de sang » au milieu du XXe siècle.

 

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 12:48

Ida

Ida,
Condamnée à disparaitre à 14 ans par les nazis
Condamnée parce que juive
Rescapée de l'horreur, pied de nez aux bourreaux
Infatigable témoin, fidèle à sa promesse
Dénoncer encore et toujours la haine et le racisme
Croire en nos enfants pour reprendre le flambeau
Et vivre dans nos coeurs et nos mémoires
Ida, mon amie si chère

Ida

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 17:36

 

Inspirée par ce qui se fait en Allemagne, Fontenay-sous-Bois va devenir la première ville française à rendre hommage à tous ses déportés avec des pavés de la mémoire. Ils vont être placés devant les habitations des juifs ou des résistants arrêtés.

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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 18:23

C’est en voulant initialement faire connaître à ses concitoyens, malgré une rumeur contraire, le comportement héroïque et toujours ignoré d’une femme de sa ville pendant la Seconde Guerre mondiale que Pierre Lecocq, ancien des RG, menant une véritable enquête policière, a finalement mis au jour le destin hors norme d’un homme resté discret jusqu’à sa mort. et dont la vie est un véritable roman..

Un officier de la Wehrmacht au service de la Résistance

Suivre ce jeune baron autrichien de l’Anschluss à la libération de Paris, c’est découvrir l’existence dramatique et aux multiples rebondissements ainsi que les faits d’armes inouïs d’un obscur soldat du IIIe Reich au service de la France Libre.

Pourtant décoré par le général de Gaulle, il ne fut cité par nombre d’auteurs que du bout des lèvres, comme s’il faisait tache dans la belle image d’Épinal que devaient nécessairement revêtir à leurs yeux les plus belles pages du Paris qui n’a finalement pas brûlé. Il avait, pourtant, largement démontré au cours des mois précédents que sa rage de mettre à bas le nazisme qui avait rayé sa patrie de la carte n’était ni feinte ni calculée

Un livre utile, agréable à lire, bien écrit (malgré les coquilles que l'absence manifeste de correcteur rend inévitables et agaçantes), qui contextualise bien l'action de Erich von Posch-Pastor.

Seul regret : l'insuffisance - voire l'absence - de références aux documents utilisés, ce qui fragilise l'historicité des événements rapportés.

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 10:58

Le quatrième résistant inconnu fusillé par les SS le 27 juin 1944, au Bois de la Reulle, sur les communes de Gragnague et Castelmaurou, au nord de Toulouse, vient tout juste d’être identifié. Il s’appelle Jean-Baptiste Giorgetti. Capturé par les nazis,comme quinze autres héros de l’ombre victimes de ce massacre, sa vie s’est arrêtée à 26 ans.

C’est, une fois de plus, le «Groupe de Recherche», des hommes et des femmes passionnés d’histoire, qui a réussi cet exploit après un long et minutieux travail. Ensemble, ils sont déjà à l’origine de l’identification de trois résistants sur cinq longtemps restés inconnus: le Major aviateur Belge Charles de Hepcée, Marcel Joyeux membre du Groupe Morhange, Adjoint de Serge Ravanel et Pierre Cartelet des Réseaux Bourgogne et Alliance dans les Pyrénées Orientales.). «Pour Giorgetti, nous sommes partis de ces bottes anglaises de marque Camden, maigres indices recueillis sur le corps lorsqu’il a été exhumé, mais qui au fil des mois ont révélé plein de choses. C’était un résistant très engagé qui avait été parachuté par les Anglais, dans le Sud-Ouest du Cantal... Puis il a fallu recouper des dates floues. On a découvert alors que la Gestapo s’intéressait particulièrement à lui. Puis il y a eu ce procès-verbal sur lequel des témoignages concordaient...», explique Georges Muratet, pierre angulaire du groupe, à l’origine de ces enquêtes.

Des recherches de Toulouse à... la Corse

Les recherches se sont ensuite enchaînées. Elles ont fini par prendre la direction de la Corse, à Venaco, où un Giorgetti est retrouvé. Il s’agit de Jean-Marie, le fils de Jean-Baptiste.Le septuagénaire accepte sans hésiter une comparaison ADN à partir d’ossements du corps conservés dans le caveau municipal de Castelmaurou. Comme pour les précédentes identifications, elle confirmera le résultat de la fabuleuse enquête du Groupe, enrichissant en même temps l’histoire de ces hommes courageux qui jouaient leur vie tous les jours. On apprend ainsi que Giorgetti était un homme très engagé, adversaire acharné des nazis, tel que le décrit le Groupe: «Évadé de son stalag le en 1941 il rejoint Annecy puis Villefranche-sur-Mer où il est démobilisé en avril 1944. Il participe à la résistance en Corse puis se rend à Alger où il est sélectionné par le Bureau central de renseignement et d’action. Il sera ensuite volontaire pour une mission en France. Il rejoint un maquis de Lot-et-Garonne sous les pseudonymes de Maigret et Charrette, puis il est affecté à Toulouse pour instruire le groupe Casa et le groupe Riva. C’est là qu’il sera trahi par un résistant passé au service de la Gestapo.Il est arrêté le 1er juin 1944 au Bar de la Poste, rue de Rémusat. Des codétenus l’auraient vu en très mauvais état...On connaît la suite».


L’hommage

Mais il reste encore un corps sans nom dans le caveau municipal. Des recherches sont menées depuis des mois par le groupe, malgré les difficultés, pour l’identifier: «On pensait qu’il n’y aurait rien de plus compliqué que les bottes de Giorgetti... C’est faux! Nous avons peu d’indices, que l’on partage avec ceux qui éventuellement pourraient nous aider: le dernier résistant inconnu était en pyjama sous ses vêtements. Il avait de grosses chaussettes... Pas facile!», lâche Georges Muratet en feuilletant ses notes. Parmi elles figure un billet d’avion à destination de l’Ile de Beauté. C’est là qu’il se rendra, samedi, avec la dépouille de Jean-Baptiste Giorgetti. Avec sa famille, ils rendront au courageux combattant sa terre natale retrouvée... pour l’éternité.

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 16:35

 

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